ESS et Les Agribains : cultiver le vivant, faire grandir le collectif

En novembre, le Mois de l’économie sociale et solidaire met en lumière une autre manière d’entreprendre et d’agir : répondre à des besoins sociaux et environnementaux, coopérer et ancrer les projets dans leur territoire. Chez Les Agribains, ces préoccupations prennent une forme concrète : aménager des espaces de nature en ville, transmettre des savoir-faire et créer des occasions de se rencontrer autour du vivant. Cette année, nous souhaitons prolonger cette dynamique dans le monde de l’entreprise.

Notre ambition : créer, avec les collaborateurs et collaboratrices, des jardins comestibles qui deviennent à la fois des lieux de biodiversité, de découverte et de vie collective. Et, pour les entreprises qui ne disposent pas d’espace extérieur, ouvrir une autre voie d’engagement grâce au mécénat.

L’ESS, une démarche qui se vit sur le terrain

L’économie sociale et solidaire ne se résume pas à un secteur d’activité. Elle invite à donner une place centrale à l’utilité sociale, aux personnes et à la coopération.

Pour Les Agribains, cette démarche s’incarne dans des gestes simples : semer ensemble, apprendre à reconnaître une plante, partager une récolte, fabriquer un équipement ou prendre soin d’un jardin collectif.

Derrière ces activités, plusieurs objectifs se rejoignent :

  • reconnecter les personnes à la nature ;
  • sensibiliser à la biodiversité et à l’alimentation durable ;
  • encourager la transmission de savoir-faire ;
  • créer du lien et des occasions de participer à un projet commun.

Notre association toulousaine s’appuie sur l’agriculture urbaine et s’inspire de la permaculture pour faire du vivant un support d’apprentissage et de rencontre. L’enjeu n’est pas seulement de végétaliser un lieu : il est aussi de permettre aux personnes de se l’approprier et de le faire vivre.

Faire ensemble : une expérience qui nourrit le collectif

Le collectif ne se construit pas uniquement autour d’une réunion ou d’un discours. Il prend aussi forme dans l’action.

Le 8 octobre, les équipes salariées, les volontaires en service civique, les membres, les bénévoles et les stagiaires des Agribains se sont retrouvés pour entretenir les espaces verts d’une résidence du quartier des Sept-Deniers, à Toulouse. Débroussaillage, tonte et nettoyage ont donné lieu à des échanges de gestes, à de l’entraide et à des apprentissages. La matinée s’est prolongée autour d’un repas partagé, préparé par Martin et Inès.

Cette expérience interne illustre ce que nous souhaitons favoriser dans nos projets : une contribution concrète, une place pour des savoir-faire différents et le plaisir d’avancer ensemble. Elle nourrit notre envie de proposer aux entreprises des temps collectifs autour de la création de jardins comestibles.

Un jardin comestible dans l’entreprise : plus qu’un aménagement

Une cour, une terrasse ou un espace extérieur peuvent parfois accueillir un projet nature. Encore faut-il vérifier les possibilités du lieu : exposition, accès à l’eau, usages existants, sécurité et conditions d’entretien. Lorsque le site s’y prête, un jardin comestible peut devenir un espace que les équipes contribuent à imaginer, à aménager et à entretenir.

Plantes aromatiques, cultures adaptées au lieu et aux saisons, diversité végétale : les choix se construisent selon les contraintes du site et les envies des personnes qui l’utiliseront. Ce jardin peut offrir un cadre pour une pause, un moment d’observation ou une activité partagée. Il peut aussi donner une place plus visible au vivant dans l’environnement de travail.

L’objectif n’est pas de promettre qu’un jardin résoudra à lui seul les enjeux de cohésion ou de bien-être. Il s’agit de créer un support concret pour se retrouver autrement, découvrir des pratiques et faire ensemble.

Aménager, bricoler, planter : construire avec les équipes

Chez Les Agribains, nous souhaitons développer des prestations participatives associant aménagement, bricolage et jardinage.

Selon le projet, les équipes pourraient contribuer à différentes étapes :

  • réfléchir aux usages et à l’organisation du jardin ;
  • participer à des réalisations de bricolage adaptées ;
  • préparer les espaces de culture ;
  • découvrir et réaliser des plantations de saison ;
  • comprendre les gestes nécessaires pour prendre soin du lieu.

Pas besoin que tout le monde possède déjà des compétences en jardinage. Un projet collectif peut faire une place à des expériences différentes : certaines personnes aiment concevoir, d’autres fabriquer, observer ou apprendre à cultiver.

Le format, les activités, le budget et le calendrier sont à définir ensemble. Une première rencontre permet d’étudier la faisabilité du projet avant d’en préciser les modalités.

Penser dès le départ à la vie du jardin

Un jardin ne s’arrête pas à sa création. Pour éviter qu’il ne reste le souvenir d’une seule journée, son fonctionnement doit être anticipé.

Qui souhaite s’impliquer régulièrement ? Comment organiser l’arrosage pendant les absences ? Quels usages partager ? Quel accompagnement prévoir ?

Ces questions sont aussi importantes que le choix des plantations. Elles permettent de construire un projet compatible avec le quotidien de l’entreprise et les moyens disponibles.

En novembre, préparer une action utile plutôt que dépenser à tout prix

Pour certaines entreprises, la fin d’année est un moment d’arbitrage budgétaire. Une enveloppe encore disponible pour la cohésion, la RSE ou les activités d’équipe peut être l’occasion d’étudier un projet autour du vivant.

Mais l’enjeu n’est pas de consommer un budget dans l’urgence. Il est de donner du sens à l’investissement : à quel besoin répond-il ? Qui souhaite participer ? Quel prolongement peut-on envisager ?

Un échange en novembre peut ainsi permettre d’étudier une prestation ou de préparer un projet pour 2027, en tenant compte des saisons, des contraintes du site et des disponibilités de chacun.

Pas d’espace extérieur ? Le mécénat ouvre une autre voie

Toutes les entreprises ne peuvent pas créer un jardin sur leur site. L’absence d’extérieur, les contraintes d’aménagement ou l’organisation de l’entretien peuvent rendre ce projet inadapté.

Cela n’empêche pas de soutenir les actions des Agribains sur le territoire.

Nous souhaitons également rencontrer des entreprises intéressées par le mécénat pour contribuer à notre projet associatif : agriculture urbaine, sensibilisation au vivant, transmission et lien social.

Il est important de distinguer les deux démarches :

  • une prestation répond à une commande pour votre entreprise, avec un contenu et des modalités définis ;
  • le mécénat relève d’un soutien au projet associatif, dans un cadre distinct.

Les actions soutenues, les modalités de contribution et leur suivi sont à préciser ensemble. Les éventuelles conditions fiscales doivent être vérifiées selon le cadre applicable et la situation de l’entreprise ; elles ne doivent pas être présumées.

Entreprises et association : imaginons une coopération locale

Le Mois de l’ESS est une occasion de découvrir des initiatives. Il peut aussi devenir le point de départ d’une rencontre.

Vous êtes responsable RH, RSE, membre d’une direction ou d’une équipe qui souhaite proposer un projet collectif ? Vous disposez d’un espace extérieur et aimeriez y faire davantage de place à la nature ? Votre entreprise cherche plutôt une association locale à soutenir ?

Présentez-nous votre envie, votre lieu si vous en avez un, vos objectifs et votre calendrier. Nous pourrons étudier ensemble la démarche la plus pertinente : une prestation participative pour vos équipes ou un soutien en mécénat aux actions de l’association.

Contact : relation@lesagribains.org
Découvrez Les Agribains : https://lesagribains.org/

Cultivons le lien avec la nature.

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